Parallèle en peinture 3
24 mars 2012 0 commentaire Lien
Autoportraits
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Parallèle en peinture 2
15 février 2012 0 commentaire Lien
Parallèle en peinture 1
15 février 2012 0 commentaire Lien
Considérations sur l’acte de peindre
15 février 2012 0 commentaire Lien
La peinture retient l’âme au bord de la vie. La grande, l’abstraite, sans fond ni forme, celle qui veut dévaster l’horizon entier de nos regards, de nos expectatives, serait-elle finalement… obsolète, décriée, abandonnée, conspuée? Fléchirait-elle sous le joug d’une contemporanéité qui stipule que l’on aille toujours plus avant? Toujours plus loin, oui, mais ensuite? Une grande partie des préoccupations des artistes contemporains néglige totalement cet aspect, comme s’il était à ce point tabou, qu’il en est devenu honteux d’avouer peindre, qui plus est dans le but de travailler au renouvellement des critères d’appréciation de ce qu’on ose encore nommer l’esthétique. Bien sûr, la peinture abstraite ne veut plus choquer personne. Elle est entrée dans les mœurs.
Lucian Freud disait que la peinture contemporaine lui semblait avoir en quelque sorte acquis un statut particulier: la peinture, selon lui, n’intéresse plus que les gens qui ont vraiment envie de peindre; c’est-à-dire qu’autrefois il fallait peindre pour être artiste, c’était sans autre issue. Plus maintenant. Les étudiants en art ne se tournent plus vers cette pratique jugée ingrate et passéiste, voire rétrograde. C’est ainsi que la peinture retourne à son état essentiel: un art jusqu’au-boutiste dans son refus même de tout étalage, dans son renoncement à vouloir hurler des manifestes. Non, plus personne ne croit de nos jours heurter avec un paysage ou un monochrome. Ce que veulent les nouveaux peintres doit sans doute réconcilier l’acte créateur avec son origine tout autant qu’avec sa visée: donner un sens au monde dans la réalisation d’une œuvre singulière et indépassable.













